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.[...]Depuis le premier instant où elle avait débarqué à Manhattan, six ans plus tôt, ce fut là sa ville. La ville. La ville où l'on pense. A New York, Marilyn ne fut jamais désorientée. Réorientée plutôt, trouvant là ce qu'elle avait longtemps cherché. C'était au milieu de ces ombres, ces gris, qu'elle se trouvait le mieux. Se laissant gagner par l'impression vertigineuse mais lucide de tomber en soi-même et de céder à une poussée inexprimable, elle avancait dans la beauté. Le passage des saisons, la véhémence des éléments,tout la mettait en éveil. Elle pensait à la ville, elle pensait par la ville. Elle pensait que les plus belles photos qu'on faisait d'elle étaient comme New York. Comme le jeu des échecs, en noir et blanc[...]
Marilyn dernières séances, Michel Schneider
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